Expédition Vegan Home : La cuisine

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Après la révélation, la concrétisation. Parce que bon, c’est bien joli de se dire qu’on arrête de manger des animaux et tout ce qui provient des animaux, mais en pratique, c’est pas la même hein. C’est du moins l’impression que j’ai eue au premier abord. La fourmi qui grimpe la montagne, chercher la paille (ou l’aiguille, je sais jamais) dans la botte de foin, tout ça quoi.

Une petite précision s’impose ici, j’avais expliqué auparavant que je suis végétarienne à tendance végane. Pourquoi, simplement parce que je suis végétarienne accomplie, mais que je commence progressivement à bannir tous les trucs qui viennent des animaux chez moi. Mais quand on a accumulé 24 ans d’objets, de produits de beauté et qu’on fait ses courses par habitude omnivore, ça demande un peu d’organisation (et de budget si on souhaite racheter des produits entièrement vegan pour remplacer ceux qui ne le sont pas, notamment les produits de beauté, mais j’y reviendrai dans un prochain article.). Je ne dis pas que c’est impossible, loin de là, mais c’est long si on désire, comme moi, ne pas gaspiller quoi que ce soit pour éviter de bousiller encore plus notre petite planète. Dans cet article, j’aborde surtout le côté pratique concernant la nourriture.

Donc. En pratique. D’abord, ouvrir le frigo. Et là, constater avec horreur : lait, oeufs, steaks hachés, poisson, yaourts, glaces, beurre… Et là je vous parle de la partie immergée de l’iceberg, parce qu’en cherchant bien, j’ai trouvé mille trucs qui sont des dérivés animaux : fromage râpé (nooooooon), pesto (oui, pesto ! Malheur, je me nourrissais exclusivement de pesto ! Mais ça contient du parmesan qui lui même contient de la présure animale, présure qu’on extrait de l’estomac des petits ruminants comme des veaux ou des chevreaux. Beuuuurk.) crème liquide…
Les placards, pas mieux : lait concentré sucré, thon en boîte, graisse de canard… (Seigneur… Mes patates à la graisse de canard…)

Les bras m’en sont tombés. Si je voulais arrêter de consommer de l’animal, j’allais devoir virer la quasi totalité de tout ce que j’avais acheté quelques jours avant. Et ne plus manger de viande, facile. Mais se passer de tout les à côtés avec lesquels je « cuisinais » la majeure partie du temps, j’allais avoir besoin d’une sacré dose d’imagination, et d’un peu d’aide. De beaucoup d’aide. Ni une ni deux, me voilà en train d’établir une liste des produits alimentaires qui proviennent des animaux, avant de me rendre compte que j’aurai plus vite fait d’établir une liste des produits qui ne proviennent pas d’animaux. Ensuite, faire le tri.

Bon. Comme je déteste le gaspillage, j’ai décidé de cuisiner quand même tout ce qui me restait en produits frais (c’est Amoureux qui a tout mangé, c’est lui qui m’a demandé, je ne l’ai pas forcé. Ne criez pas au despotisme !). J’ai arrosé tout ça d’une bonne dose de crème fraîche et de curry (adieu aussi la crème fraîche!) pour lui faire oublier ce que c’était. Le reste, on donne.

Puis vient la prochaine étape. Que vais-je diable pouvoir manger maintenant ? La première réponse qui me vient spontanément, c’est les légumes. Et des pâtes. Mais ça s’annonçait un peu fade, étant donné que j’avais une profonde aversion pour ce qui ressemble de près ou de loin à du vert. Pour moi, légumes = trucs à la vapeur tout pourris (maintenant, quand j’y pense, je me dis que je méritais bien une petite claque. Bon, j’aime toujours pas les légumes vapeur, mais y’a mille autres façons de les cuisiner!)

Et là… Un petit miracle s’est produit. Une petite recherche dans l’internet plus tard, je suis tombée sur le Messie en personne, oui oui oui. LE blog qui a changé ma façon de voir la cuisine (précisons ici qu’avant, à part les pâtes, le seul truc que je savais cuisiner, c’était la dinde à la crème. Pas folichon.) et qui m’a appris que les légumes, quand tu les assaisonne bien, c’est d’la bombe bébé. Qui m’a aussi appris des mots, disons les choses comme elles sont hein (le zaatar, gnééé?) et qu’on pouvait cuisiner sucré-salé sans que ça ressemble à un plat chinois étrange. Que le beurre, ça se remplace par de l’huile. J’ai aussi appris à varier les plats, pour au final rendre mon nouveau régime alimentaire un million de fois plus varié qu’avant. Merci mille fois. Coeur sur toi <3.

Aujourd’hui, je cuisine. C’est la façon la plus simple que j’ai trouvée de manger végétarien/végétalien sans me prendre la tête à chercher si tel ou tel plat préparé est sans animaux. Je prépare des menus à l’avance, je fais les courses en fonction (notons ici que ça a changé mon budget aussi, et en mieux : j’achète bio, mais j’achète uniquement ce dont j’ai besoin, ce qui m’a permis de ne plus rien jeter et donc de faire des économies. CQFD. Puis les courgettes et les tomates, c’est moins cher que la bavette.) et ainsi, je suis sûre de ce que je mange. Quand je veux manger des protéines, j’achète un steak de tofu (parce que je reste une feignasse, et je n’ai pas encore envie de me les préparer toute seule.) ou je me blinde de légumineuses. Je suis végétarienne et pas carencée, alors arrêtez de me dire que je suis pââââle, c’est ma couleur naturelle. Et finalement, c’est super facile de cuisiner hyper sain et hyper bon. Et hyper sans animaux. Un poil d’organisation, une pincée d’imagination. Alors, qu’est ce que vous attendez ? 🙂

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