Pourquoi les veggies / vegans ne mangent pas d’animaux

lisa_the_vegetarian

Bonjour mes Lapins 🙂

En ce Vendredi pluvieux, (ô Joie, l’été s’en va, et comme dirait Gollum, vas t’en et ne reviens JAMAAAAAAIS) j’ai décidé de remplir un peu ma rubrique Questions Existentielles, avec un nouveau format d’articles 🙂 Nous allons désormais partager des moments intenses de révolte et d’injustice, toutes ces émotions que je peux ressentir en pensant à tout ce qui se passe dans le monde autour de la question animale.

Dans ce nouveau format, nous aborderons tous les « pourquoi », les questions que vous pouvez vous poser, que les non vegans / veggies peuvent nous poser, et qui souvent nous posent problème au début de notre nouveau mode de vie. C’est vrai qu’il peut être difficile de faire comprendre à quelqu’un qui n’est pas autant sensibilisé que les veggies / vegans à la cause animale pourquoi nous refusons d’en manger, d’en porter, d’en cautionner toute « utilisation » autre que celle à laquelle ils étaient à l’origine destinés, VIVRE. Certains sont compréhensifs, d’autres pas du tout, et il y en a même qui ont un déclic et qui finissent par se rendre compte de ce qu’il en est vraiment. Parce que là est le problème, au fond. Les gens ne se rendent pas compte, j’ai l’impression. C’est en partie pour ça que j’ai eu envie de remanier cette rubrique, pour pouvoir éclairer ceux qui se posent des questions fondamentales sur le veganisme / végétarisme. Histoire que ce blog soit vraiment complet, somme toute 🙂

Souvenez vous, pour ma part, quand j’ai réalisé ce que manger de la viande impliquait (c’est la toute première étape par laquelle je suis passée) j’ai eu la sensation de me réveiller d’un long cauchemar. Ca m’a frappée en pleine tronche, d’un coup, comme ça. Et je n’ai plus du tout, jamais, mangé aucun animal ni aucun produit d’origine animale. Et tout ce qui va avec : plus rien de non vegan ne passera la porte de chez moi !
Si ce fut si facile pour moi, il y en a d’autres pour qui ce sera plus compliqué. C’est un long cheminement, qui demande un peu d’investissement personnel au début (surtout pour ceux qui sont du genre à avaler 36 steaks par jour, je sais de quoi je parle, Amoureux adorait la viande, avant.) mais si vous réussissez à vous accrocher, vous n’en serez que plus fier de vous. Et mieux dans votre tête, aussi. C’est important. Et surtout, vous ferez partie de ces personnes qui ont décidé un jour de ne plus cautionner le massacre d’êtres vivants. Et pour ça, je vous dis BRAVO ❤

Pour ce premier article des "Pourquoi", donc, nous allons nous poser la question suivante : Pourquoi les veggies / vegans ne mangent pas de viande ? Ca parait idiot comme question, comme ça. Mais c’est la première qui me vient à l’esprit, vu que c’est celle que je me suis posée au tout début. Et il y a un nombre d’explications inimaginables, je ne sais même pas par où commencer !

La viande provient d’un être vivant

Ca paraît logique, au premier abord. Tout le monde le sait. Mais est ce que tout le monde s’en rend vraiment compte ? J’ai de gros doutes là dessus. On a tendance à oublier que derrière le morceau de bavette qu’il y a dans notre assiette, il y avait auparavant un animal, qui broutait tranquille son herbe dans son pré (enfin, s’il faisait partie des « chanceux », ce qui n’est probablement pas le cas.) Un animal, un être vivant donc. Comme votre chien, ou votre chat, ou votre poisson rouge, qu’il ne vous viendrait jamais à l’idée de grignoter, si ? Nan, hein. Et ben pour vous la faire courte, essayez de visualiser votre animal de compagnie d’amour (celui qui, à l’heure actuelle, est probablement en train de dormir tel un pacha enroulé dans votre couette) éparpillé dans votre assiette. Et pour ceux qui aiment leur viande saignante, rajoutez un peu d’hémoglobine au tableau. Vous trouvez ça appétissant, toujours? Attendez, je n’ai pas terminé. Tout ça vous dégoûte, je comprends. Mais c’est exactement pareil. Il n’y a aucune différence entre manger un bout de vache et manger un bout de chien, ou de chat. Si on suit cette logique, bien sûr. En plus, pour rajouter un peu de poésie dans toute cette barbarie, un steak, ça n’est ni plus ni moins qu’un bout de chair en décomposition. Voilà.

La viande provient d’un être sentient

« La sentience est la capacité d’éprouver des choses subjectivement, d’avoir des expériences vécues. » C’est pas moi qui l’ai inventé, c’est Wikipédia qui le dit. Si vous tapez ce mot sur Google, coïncidence coïncidence, le deuxième résultat qui s’affiche contient les mots « le chien est un être sentient« . Si on accepte qu’une espèce animale est sentiente, on devrait théoriquement accepter que toutes le sont. On sait que les animaux ressentent les émotions, positives ou négatives, qu’ils peuvent éprouver de la frustration, ou de la satisfaction. Ils l’expriment d’une manière différente, c’est tout. Ils font également preuve d’une forme de réflexion. Récemment, j’ai lu que les moutons peuvent différencier et reconnaître leurs semblables, que les vaches éprouvent de l’excitation quand elles arrivent à ouvrir un portail pour aller chercher de la nourriture. Il existe des milliers d’autres exemples, mais il me faudrait plusieurs heures ainsi que plusieurs blogs pour vous décrire toutes les recherches qui ont prouvé que les animaux ressentent des émotions. On accepte alors qu’ils sont sentients. Alors comment pouvons nous accepter de les tuer pour les manger ?

L’élevage industriel & intensif est ultra mauvais pour la planète

Et vous n’avez pas idée à quel point. C’est la planète entière qui prends pour nous, et personne ne fait rien. Je crois que je n’arriverai jamais à me faire à cette idée. A quoi pensions nous lorsque nous avons décidé de bousiller la Terre pour pouvoir satisfaire un petit plaisir égoïste ? L’être humain a une capacité à s’approprier le droit d’utiliser tout ce qu’il veut comme bon lui semble qui me répugnera toujours.
Par où commencer. Pour élever des animaux, et encore plus de manière intensive, il faut du terrain pour les parquer. Il faut aussi de la nourriture, de l’eau, pour qu’ils puissent « vivre » (assez longtemps jusqu’à ce qu’on décide de les tuer, du moins.) Un animal rejette déjections & gaz, comme tout être vivant. Sauf que. Du terrain, il n’y en a bientôt plus. La planète n’est pas extensible. Et afin de pouvoir se faire toujours plus d’argent, les Hommes ont décidé d’implanter leurs exploitations partout où ils pouvaient. Parfois là où ils ne pouvaient pas, on trouve toujours des solutions, n’est ce pas. Détruisant au passage des hectares de forêts, de plaines, et des habitats naturels pour d’autres espèces, les abeilles par exemple. En terme de chiffres, l’élevage intensif de bovins (donc juste les vaches, hein, mais on élève aussi des cochons, des poulets, et j’en passe) occupe 30% des surfaces émergées de la Terre. C’est beaucoup trop..
Quant à la nourriture, pour nourrir tout ce petit monde, il faut faire pousser des céréales. Et ces mêmes céréales pourraient suffire à nourrir les hommes, si 80% d’entres elles ne servaient pas à nourrir les animaux qui nous nourrissent. Wtf ?
Pour l’eau, ce n’est pas mieux. Il faut en effet 15 000 litres d’eau pour obtenir 1 seul kg de viande, alors qu’il faut simplement 2 000 litres d’eau pour obtenir 1 kg de riz. Absurde, hein ?
Les animaux, une fois qu’ils ont mangé, sont comme nous. Un processus de digestion se met en place, et l’animal, naturellement, rejette du méthane et du CO2, autrement appelés GES (Gaz à Effet de Serre). Et comme chacun sait, les GES, ce n’est pas terrible pour la couche d’ozone, et même si celle ci est en cours de reconstruction, nous n’aurions jamais du provoquer sa sénescence anticipée. Concernant les déjections de ces mêmes animaux, c’est une véritable catastrophe écologique dans certains endroits, puisqu’on ne sait plus du tout où les entasser pour ne pas que ça pourrisse l’environnement. Littéralement parlant, j’entends. Prenez l’exemple de la Bretagne, où à force de vouloir toujours faire plus d’élevage plus d’argent, ils ont réussi à détériorer la qualité de l’eau consommable pour l’homme & à provoquer la dégradation des milieux aquatiques autrefois sains. Chapeau les gars.
Un chiffre pour terminer : en 1 an, de 60 à 140 milliards d’animaux sont tués, pour être mangés par l’homme dans le monde. Nous sommes 7 milliards. Je vous laisse réfléchir.

Les conditions d’élevage et d’abattage des animaux sont déplorables

Je crois que c’est la partie de cet article que j’ai eu le plus de mal à écrire. Il est difficile pour moi de vous rendre compte de l’ampleur de la chose, de toute cette violence déguisée en action d’intérêt public. Je parle ici de l’élevage industriel intensif, pas de la petite exploitation qu’il y a pas loin de chez vous et dont vous connaissez l’éleveur. Même si, à mon sens, il ne vaut pas mieux que ses collègues puisqu’il s’est également arrogé le droit de faire naître, grandir et vivre des êtres vivants pour ensuite les envoyer à l’abattoir. Bref.
Parlons par exemple des poulets. Selon le CIWF, 845 millions de poulets sont élevés chaque année en France, dont plus de 80% dans des élevages intensifs. Pour une question d’argent bien sûr, puisqu’un animal élevé en cage qui fait à peine la taille d’une feuille A4 coûte bien moins cher qu’un animal qui court dans une prairie. Résultat, ces poulets vivent dans des conditions plus que déplorables : surpeuplement, croissance très rapide (non naturelle!), problèmes de santé et de comportement… On se permet même de faire des sélections génétiques pour déterminer quels poulets auront le plus de chances d’être tués plus tôt. Non mais on va où là. Jouer à Dieu, pour avoir un bout de cadavre dans l’assiette, moi je ne sais plus là. Je suis consternée. En plus, non contents de produire des animaux dans l’unique but de les tuer (donc refuser d’intégrer que ce sont des êtres vivants et pas de la marchandise), on leur offre des conditions de vie qui sont minables, pitoyables et dont personne ne voudrait. Ces pauvres bêtes sont blessées aux pattes à cause de leur propre poids (ce qui ne serait JAMAIS arrivé à l’état naturel), et certaines ne peuvent même plus se nourrir et boire seules, ce qui cause leur mort prématurée (enfin, encore plus prématurée que ce qui était initialement prévu). Un poulet vit en moyenne 40 jours, est bourré d’antibiotiques jusqu’à l’os pour éviter d’attraper des maladies et de les transmettre à ses compagnons d’infortune, conséquence : les antibiotiques, c’est nous qui finissons par les ingurgiter. Ce que le poulet mange, nous le mangeons aussi. Et c’est valable également pour la viande de porc, de boeuf…
Les porcs, tiens, parlons en aussi. Même pas sevrés, les porcelets sont enlevés à leurs mères et collés en groupes pour les engraisser, pour finir dans notre sandwich jambon beurre. On les castre (pour ne pas que la viande aie mauvais goût), on leur coupe la queue, on leur lime les dents pour ne pas qu’ils s’attaquent entre eux (parce que les pauvres bêtes deviennent dingues dans des conditions pareilles et finissent par s’entre tuer.) Et bien sûr, tout ceci sans anesthésie. Pourquoi gaspiller de l’argent à éviter de faire souffrir une bête qui va de toute façon finir à la casserole, je vous le demande.
Et les canards… Vous savez, le foie gras que l’on déguste à Noël ? Hé bien, mes chatons, ce fameux canard a vécu un véritable enfer durant le peu de temps qu’à duré sa misérable vie. Si c’est un mâle, puisque les femelles sont envoyées directement à la mort, dans des broyeurs. A l’aide d’un tuyau enfoncé dans la gorge de l’animal, on administre de force des grandes quantités d’aliments. Cela ne prend que 3 secondes avec une machine. Et ceci deux fois par jour. Comme ce n’est pas vraiment naturel, l’organisme du canard ne comprends pas trop ce qui lui arrive et réagit. Diarrhées, variations de température, foie qui gonfle jusqu’à 10 fois sa taille, les canards n’arrivent même plus à respirer, ni à se déplacer. Une fois prêts, ils sont envoyés à l’abattoir.
Les abattoirs. Un autre point atroce de cet article, mais qui fait partie de la réalité. Je ne relève plus le nombre de vidéos qui tournent sur internet dans lesquelles on peut voir les conditions de mise à mort de ces pauvres bêtes. A peine endormies, (enfin endormies. Elles reçoivent une décharge électrique en pleine tête, si cela fonctionne) elles sont égorgées, se vident de leur sang la tête en bas, sont parfois ébouillantées. Certaines se réveilleront en plein milieu, comme on peut le voir dans ces fameuses vidéos. Ce que je ne comprends pas,  c’est comment font les gens pour continuer à se voiler la face et à cautionner ce genre de pratiques inhumaines en continuant de consommer de la viande, comme si de rien n’était. Ils ne veulent pas voir ou ils s’en foutent ? Où va le monde les enfants, où va le monde…

Même après tout ce temps en Véganie, même en sachant que j’essaie de poser une pierre après l’autre pour tenter de faire se réveiller les gens, je n’arrive toujours pas à rester calme après avoir lu et écrit des choses pareilles. Je n’arrive pas à intégrer le fait qu’on puisse s’octroyer le droit de vie ou de mort sur d’autres espèces. Certes, dans la nature, le lion bouffe la gazelle. Nous sommes d’accord là dessus. Mais le lion ne va pas aller tuer toutes les gazelles du coin de peur de ne pas avoir assez à manger pour les 3 prochaines semaines… La sélection naturelle, OUI. Jouer à Dieu comme bon nous semble et faire fi de la vie d’autrui, NON. Mille fois non.

Si vous éprouvez du malaise, de l’inconfort ou une profonde tristesse, un sentiment d’injustice, une sensation de dégoût pour l’être humain et ses bassesses, tant mieux. Tant mieux dans le sens où peut être que réaliser tout ça peut vous faire un déclic, et vous faire réfléchir à ce que nous faisons en tant qu’humains. Je ne fais pas de prosélytisme, j’essaie de vous renseigner de la meilleure des manières, même si je l’avoue, je n’arrive pas toujours à rester calme dans mes propos. Ceci dit, il est difficile pour moi de rester de marbre face à toute cette horreur et cette violence.
Je terminerai sur ceci : posez vous les bonnes questions. Même si vous n’avez aucune envie de devenir veggie / vegan, si vous l’êtes à temps partiel, ou si vous l’êtes à 300000%, continuer à se poser des questions sur ce que nous faisons en tant qu’Humanité est primordial pour ne pas tomber dans une routine où tout ce que nous faisons de mal devient normal.

200w

Sources : // planetoscope.com // ciwf.fr // Wikipédia // Stop-gavage.fr // 

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