Pourquoi les veggies / vegans ne mangent pas de poisson

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Bonjouuuuuuur l’internet ❤

Dans la continuité de mes articles à visée informative, je vous propose aujourd’hui la suite logique de l’article sur pourquoi nous ne mangeons pas de viande, à savoir : pourquoi ne mangeons nous pas de poissons. Je crois me souvenir que j’avais intitulé le précédent « pourquoi ne mangeons nous pas d’animaux« , et je m’étais concentrée sur les animaux terrestres, pas sur les marins. Je comble donc cette lacune aujourd’hui 🙂

Par poissons, j’entends bien entendu les sardines, les thons, les saumons et autres, mais je vais également inclure dans cet article les mammifères marins comme les baleines, les dauphins ou encore les requins. Il ne s’agit pas de poissons à proprement parler, mais je vous regroupe tout sous le même angle. Et nous n’en mangeons pas chez nous, mais dans d’autres pays, ils sont considérés comme des denrées comestibles, au même titre que la viande de vache ou de chien.

Les poissons, ce sont un peu les grands oubliés de l’univers. On parle énormément des élevages industriels intensifs, de l’abattage des animaux, tout ça. Ce qui est très bien, puisqu’il faut sensibiliser le plus possible à la souffrance animale dans le but de l’éviter, puis de l’éradiquer totalement. Mais il ne faut pas oublier que sur notre petite planète, d’autres êtres vivants souffrent de notre manque de considération à leur égard. Ce qui est totalement illogique, puisque les poissons sont eux aussi des êtres sentients, et qui méritent donc toute notre attention, au même titre que les autres.

Le poisson est un être sentient

Malgré la croyance populaire, ultra répandue, un poisson n’est pas un être dénué de sentience. Bien au contraire. (Pour rappel, un être sentient est un être doué de sensations, capable d’expérimenter des choses et de s’en souvenir. Retrouvez la définition détaillée et complète dans mon article sur la viande.) On entend souvent « un poisson a une mémoire de 2 secondes » ou « un poisson c’est con« . Oui mais non. Il a été prouvé qu’un poisson a une mémoire visuelle, il est capable de reconnaître un lieu où il a déjà été. Ils ressentent la douleur, se méfient des nouveaux objets présents dans leur environnement, et tissent de nombreuses interactions sociales lorsqu’ils sont en groupe. Parce qu’ils ne sont pas aussi mignons qu’un chiot ou un bébé lapin, on ne leur accorde pas l’importance dont ils devraient bénéficier. On a tendance à trop les considérer comme des aliments potentiels et non comme des êtres vivants à part entière. Mais les poissons ont des comportements en groupe qui se rapprochent de ceux que nous pouvons avoir en société : ils s’entraident, se mettent en couple et se séparent, travaillent et se reposent… Un individu qui est capable de tels comportements ne peut pas être considéré comme une simple denrée comestible, à partir du moment où il produit des efforts pour satisfaire à ses besoins et son bien être. Il est donc impensable de continuer à les considérer comme tels.

La pêche intensive nuit aux écosystèmes marins

Selon Wikipédia, la pêche intensive (ou surpêche) est « la pêche excessive (légale ou illégale) ou pêche destructive (…) pratiquée par l’homme sur certains poissons, mollusques ou crustacés. C’est une tendance (…) qui préoccupe la FAO et l’ONU car menaçant la sécurité alimentaire et les équilibres écologiques marins. » En clair, cela signifie que l’homme ne se soucie pas vraiment de ce qui arrive ou pourra arriver s’il continue à vider les océans de la sorte. Je m’explique.
A la base, les écosystèmes sont quand même bien fichus, puisque si nous n’étions pas là, les poissons se mangeraient entre eux, concevraient d’autres poissons qui seraient mangés/mangeraient à leur tour. Sauf qu’à force de pêcher sans limites, certaines espèces de poissons disparaissent faute d’avoir leurs congénères à se mettre sous la dent.
En plus, certaines espèces sont en voie de disparition totale, puisque les pêches se suivent à un rythme qui ne leur permet pas de se reproduire et d’assurer leur renouvellement.
En faisant des recherches, je suis tombée sur un terme qui m’a choquée, et dont on ne devrait même pas avoir à parler : le phénomène des « rejets« . Selon le site SlowFood, « on appelle « rejets » toute la vie marine capturée, autres que les proies intentionnelles. » C’est à dire qu’il peut arriver, pendant une pêche, que des espèces se prennent dans les filets, comme les requins, les oiseaux, les tortues. Ces animaux là sont considérés comme des déchets et sont alors rejetés à la mer, blessés ou morts. Mais les espèces concernées par la pêche peuvent aussi faire partie du lot : les poissons qui ne sont pas assez gros, ou beaux, les espèces en voie de disparition et qui sont donc interdites à la consommation sont également rejetées, sans aucune considération. Ils n’ont que peu ou pas de chances de survie, ce qui n’arrange rien au phénomène de dégradation des écosystèmes.

La pêche intensive conduit à la pollution des mers & océans

Pour pouvoir pêcher toujours plus de poissons, nous construisons des bateaux de plus en plus gros. Et ils sont de plus en plus nombreux. Sauf que là où le bât blesse, c’est que ces navires causent d’énormes dégâts environnementaux, en polluant les eaux dans lesquelles ils évoluent. Une pollution par des produits toxiques, premièrement, mais aussi par le bruit, qui cause de grosses perturbations dans le comportement de certaines espèces animales, par exemple les grands mammifères marins. Explications.
Les produits toxiques, pour commencer, sont donc des rejets des bateaux utilisés pour la pêche (entre autres, bien entendu.) Une fois déversés dans l’eau, ils causent d’importants dégâts à la biodiversité marine, en contaminant certaines espèces,  les conduisant quelquefois à la disparition totale. Pour ceux qui survivent, et bien, ils nous seront servis à table. Manger un poisson plein de produits toxiques, c’est super !
Quant à la pollution sonore, ce sont les baleines qui en font les frais. En effet, les bruits de moteurs et d’hélices sont émis sur la même fréquence que celle qu’utilisent certaines espèces de baleines pour communiquer. Ce qui fait que les baleines ne reconnaissent plus les bruits des bateaux comme des bruits dangereux, et entrent en collision avec, provoquant blessures ou mort. C’est même, selon l’IFAW, une des premières causes de mortalité chez les baleines franches partout dans le monde.
La pêche intensive polluante conduit également à la destruction de certaines zones de la mer ou de l’océan : on appelle ces zones les « zones mortes côtières« . Ces zones sont considérées comme mortes car à force d’y déverser n’importe quoi, elles deviennent hypoxiques, c’est à dire qu’on y trouve de très faibles quantités d’oxygène. Et là où il n’y a pas d’oxygène, il n’y a rien du tout. Pour vous donner des chiffres, en 2010, selon une étude conduite par plusieurs agences fédérales scientifiques américaines,  on relevait plus de 300 zones hypoxiques rien que dans les eaux côtières américaines. Bon, bon. Je n’ai même pas osé chercher le chiffre total dans le monde, j’ai eu peur de faire une crise d’angoisse. De plus, selon le Secrétariat de la Convention sur la diversité Biologique (qui dépend de l’ONU), les zones mortes côtières doublent chaque décennie depuis 1960. Effarant, flippant, désolant. Et tous les autres mots en -ant.

Les conditions d’élevage et d’abattage des poissons sont atroces

Je ne sais pas pour vous, mais moi, avant de me pencher sur la question, je n’avais qu’une vague idée de comment étaient élevés & tués les poissons issus de l’élevage. J’ai bien fait de me renseigner, mes convictions ne s’en sont que renforcées.
Les poissons concernés par l’élevage intensif sont surtout des truites, des saumons, des daurades ou des turbots. Les pauvres sont parqués et entassés dans des cages où ils sont bien souvent en surnombre, ils n’ont pas l’espace nécessaire pour vivre leur vie de poisson. Ils tournent en rond, littéralement. A force de se frotter les uns aux autres, les poissons sont fréquemment blessés aux nageoires et à la queue.
Stressés à cause du surpeuplement de leurs cages, les poissons attrapent plus facilement des maladies, et on constate que dans les élevages en mer, le taux de mortalité des poissons atteint 10 à 30%. Ce sont les statistiques officielles, je n’invente rien. Et cela ne choque absolument personne, puisqu’il s’agit de poissons. Navrant. Chez les saumons, il arrive souvent que des maladies des yeux apparaissent, les faisant saigner, les rendant parfois aveugles.
Quant au conditions dans lesquelles ces pauvres êtres sont abattus, j’ose à peine en parler, tellement le procédé est inhumain. Je ne conçois pas qu’on puisse faire ce genre de choses. Avant de les tuer, on les affame, pendant une dizaine de jours. Pour mettre à mort ces animaux qui n’ont même pas eu droit à une vie décente, on se contente de les sortir de leur environnement naturel et de les laisser mourir d’asphyxie sur de la glace. Sauf que le froid ralentit la perte de conscience de l’animal, et il peut rester ainsi durant 15mn avant de mourir. 15mn pendant lesquelles le poisson se voit dépérir, en cherchant désespérément un peu d’air. Un autre procédé consiste à les étourdir à l’aide de dioxyde de carbone. Ils suffoquent également, perdent conscience au bout d’une dizaine de minutes. Puis on leur coupe les branchies, certains sont encore vivants et se voient se vider de leur sang. Les hommes ne cesseront de m’étonner quant à la cruauté dont ils sont capables, sans aucune raison valable.

Comme avec mon autre article, quand je vous écris ces lignes, je suis profondément dégoûtée par les choses abominables que nous sommes capables de faire. J’espère sincèrement qu’un grand nombre de gens pourront lire ces quelques lignes, que ce soit les miennes ou celles de quelqu’un d’autre. Qu’ils se réveilleront, qu’ils diront enfin stop à toute cette barbarie gratuite. Comment pouvons-nous nous sentir aussi peu concernés par ce que nous sommes en train de faire ? Nous vidons les océans impunément, nous tuons des êtres vivants sans aucun remords, nous décimons des espèces sans aucune nécessité.

Il est impensable que ceci continue.
Réfléchissons un peu, et arrêtons de nous comporter comme des personnes égoïstes incapables de voir sur le long terme. Ou de penser au bien des autres, avant de penser au nôtre. En tant qu’espèce plutôt bien placée sur la chaîne alimentaire, nous ne sommes pas vraiment à plaindre. Alors que d’autres, si, principalement à cause de nous. Faisons donc le bon choix, pour une fois. Merci.

200w

Sources : L214 // Vegetarismus // Wikipédia // Slate // Greenpeace // Welfarm

2 réflexions sur “Pourquoi les veggies / vegans ne mangent pas de poisson

  1. C’est vrai que lorsqu’on relis tout cela ça file un grand coup dans le coeur 🙂 et puis on se souvient pourquoi on ne mange plus d’animaux et on est tout fier de soi 🙂

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