Pourquoi les véganes ne mangent pas d’oeufs / de lait / de miel

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Bonjour mes Lapins ❤

Quand je suis devenue végane, j’ai dû répondre (souvent) aux interrogations de mon entourage. Et une des questions qui revenait le plus souvent, c’est « est ce que tu manges des oeufs / du lait / du miel?«  J’ai donc décidé d’ajouter cet article à la liste des questions existentielles, puisque c’est une des bases du véganisme et que vous passerez forcément par cette question là quand vous en discuterez avec vos proches. Au moins, vous serez préparés à répondre de façon constructive et sensée 🙂
Et n’oubliez pas, la clef d’un dialogue réussi, c’est la zénitude les chatons ❤ Même si vous trouvez tout ceci révoltant et inhumain, pour ne pas braquer vos interlocuteurs, évitez de leur brailler dessus, j’ai essayé, ça ne fonctionne pas 😉

Pourquoi les véganes ne mangent pas d’oeufs ?

Ah, les oeufs. Le petit nid, les petites poules qui caquettent en mangeant leur grain tranquilles dans leur joli pré verdoyant…
Non. Ca, c’est l’image qu’on voudrait nous faire avaler. En même temps que les oeufs. Bien sûr, pour une minorité de poules, la vie est aussi facile et belle que celle là. Mais pour la grande majorité d’entre elles, la réalité est toute autre.

La vie d’une poule pondeuse en élevage industriel en cage, c’est plutôt celle ci :
Des cages minuscules remplies de poules qui ne peuvent ni étendre leurs ailes ni courir ni même bouger à leur guise, elles ne voient jamais la lumière pour qu’elles pondent plus, des comportements violents non naturels induits par leur mode de détention et d’exploitation, et quand elles ne pondent plus, direction l’abattoir pour être consommées. Sympa, hein.

Il existe plusieurs moyens d’élever des poules pondeuses pour obtenir des oeufs de manière intensive. On trouve l’élevage en plein air, l’élevage en cage ou batterie, au sol, label rouge, et l’élevage dit « bio« . Tous ces noms pour la même chose. Comprenez par là que certaines poules peuvent vivre en extérieur. Selon certains, cela suffit à se dire que « mais c’est bon les poules elles vivent leur vie normalement dehors alors j’achète que des oeufs bio et c’est bon non? » Non. Parce que ces poules, elles ne vont pas pondre toute leur vie. Elles finiront donc quand même à l’abattoir. En plus, comme les poussins sont sélectionnés à la naissance, les mâles sont envoyés directement à la mort pour être broyés et transformés en nourriture. Rien de respectueux là dedans. Label bio ou pas.

En plus, en France, quel que soit le mode d’élevage auquel elles sont destinées, les poules sont systématiquement épointées, c’est à dire qu’on enlève un bout de leur bec pour éviter qu’elles se mangent entre elles, qu’elles s’attaquent, s’arrachent des plumes. Or, le bec d’une poule est indispensable à son fonctionnement : elle en a besoin pour se nourrir, attraper des choses au sol, faire sa vie de poule quoi. C’est comme si on nous retirait un pied, ou une main.

Nous consommons des oeufs de poule, puisqu’il nous semble normal aujourd’hui que ces dernières soient enfermées pour produire un aliment dont nous n’avons au final pas besoin. Mais est ce qu’il nous viendrait à l’idée de consommer des oeufs de tortue ou de tout autre animal qui pond des oeufs? Non. C’est encore là un bel exemple de différence que l’on peut faire entre des animaux que l’on trouve « mignons » et d’autres que l’on a limite cessé de considérer comme des animaux à force d’avoir l’habitude de les exploiter.

En refusant de manger des oeufs, nous refusons donc de cautionner l’exploitation et la maltraitance envers les poules, qui sont des être vivants comme les autres qui n’ont pas à souffrir de notre capacité à faire passer nos envies avant la vie d’un être innocent.

Pourquoi les véganes ne mangent pas de miel ?

Petite, quand on me donnait des cuillères de miel pour mettre dans mon lait (combo!) parce que j’avais mal à la gorge, j’imaginais toujours des jolies ruches plantées dans un décor forestier, avec des petites abeilles qui nous offrant gentiment le miel dont elles n’avaient pas l’utilité. Ah, les enfants.

Intéressons nous d’abord au pourquoi du comment. Pour fabriquer du miel, les abeilles doivent d’abord attendre la bonne période de l’année. En hiver, la nature est en sommeil, et les fleurs ne donneront donc pas de miellat. Pendant la saison des fleurs donc, les abeilles passent de fleur en fleur récupérer du nectar ou du miellat, le stockent, le ramènent à la ruche, le passent à une autre abeille qui va elle même le passer à une autre pour finir dans une alvéole construite par une autre abeille dont c’est la spécialité. (Je vous fais la version simplifiée hein, je ne suis pas experte en abeilles.)

Un beau travail d’équipe. Une chaîne impressionnante de centaines d’individus organisés de façon à ce que tout le monde aie quelque chose à faire en fonction de ses capacités. Ce miel, donc, une fois dans l’alvéole, sera asséché puis l’alvéole sera fermée par une abeille qui produit de la cire. Et ce miel servira de nourriture pour les mois d’hiver où il n’y a rien à manger dehors. Pour les abeilles, mais aussi pour les futures abeilles qui sont encore à l’état larvaire.

Résumons nous. Les abeilles passent plus de 7000h à produire quelques 450 grammes de miel, afin de s’en nourrir l’hiver. En plus de tout ça, elles doivent fabriquer leurs alvéoles pour le stocker, et faire les trajets jusqu’aux plantes (jusqu’à 4km autour de leur ruche, plus en cas de période de disette). Elles y laissent leurs vies, puisqu’une abeille ouvrière ne vit que 3 à 4 semaines en été. Elles meurent d’épuisement, quoi. Et nous, on arrive avec nos envies et notre manque de considération à l’égard de toute autre forme de vie que la nôtre, et on leur vole le fruit de leur travail. Il n’y a pas d’autre mot, hein, on leur ôte littéralement la nourriture de la bouche.

En plus de tout ça, si ça ne suffit pas, lorsqu’un apiculteur récolte le fruit du travail des abeilles, pour pouvoir atteindre le miel si durement obtenu, il est obligé de faire fuir les abeilles de la ruche pour ne pas subir de représailles piquantes. Le plus souvent, l’apiculteur procède par enfumage, c’est à dire qu’il envoie de la fumée dans la ruche afin de faire croire aux abeilles que la ruche prend feu, les stresser et les faire quitter leur habitat le temps pour lui de récolter le miel tant convoité. Dans l’affaire, beaucoup d’abeilles seront blessées ou tuées. En plus d’être chassées de chez elles et d’être volées.

Le miel est donc un aliment créé par et pour les abeilles, en premier lieu. Nous n’avons aucun droit de leur voler, surtout qu’elles travaillent dur pour l’obtenir afin de s’en nourrir. Manger du miel, c’est cautionner cette forme d’exploitation.

Pourquoi les véganes ne boivent pas de lait ? 

Quand on pense au lait, on pense tout de suite à la maman vache avec son petit veau, broutant ensemble dans un pré vert, soleil couchant et fermière qui vient avec son petit tabouret récolter le lait en trop. Martine à la ferme, quoi.
Mais en vrai, c’est plutôt comme ça que ça se passe : inséminations artificielles, élevages en pâturages rares, mères séparées de leurs veaux et fin de vie à l’abattoir. Nous sommes loin de l’image idyllique de la petite maison dans la prairie, donc.

Une vache, c’est une maman. Et une maman ne produit du lait qu’à une seule condition : avoir un bébé. Les vaches laitières sont donc inséminées tous les ans environ afin de donner naissance à un veau et de produire du lait. Lorsqu’il est né, le veau est séparé de sa mère quasiment tout de suite, ce qui cause stress et déchirement chez les deux individus. Imaginez qu’à la naissance on vous sépare de votre mère 24h après. Vous seriez tout seul, sans protection ni amour ni rien, livré à vous même. Le veau est ensuite stocké (il n’y a pas d’autre mot) pour l’engraisser un peu, puis sera directement envoyé à l’abattoir afin de terminer dans votre assiette.

Pour avoir du lait en permanence, les éleveurs traient leurs vaches laitières en continu, même lorsqu’elles sont en cours de gestation (enceintes, quoi). Cela occasionne bien sûr des maladies et énormément de stress pour les vaches. Elles souffrent de blessures aux pis, de boiteries et elles dépensent énormément d’énergie inutilement.

Parlons un peu de notre consommation de lait. Il ne vous viendrait pas à l’idée de récupérer votre lait pour nourrir votre chaton ou votre chiot avec, si ? Alors pourquoi consommons nous du lait de vache alors que nous ne sommes pas des veaux ? On nous rabâche que c’est dans le lait de vache qu’on trouve du calcium pour nos os, tout ça. Mais que je sache, le lait maternel est fait pour favoriser le développement optimal d’une espèce. Nous n’avons pas du tout les même besoins en nutriments que les veaux. De plus, on nous apprend qu’il ne faut pas allaiter nos bébés humains tout au long de leur vie. Alors pourquoi continuer à consommer du lait de vache qui est destiné à l’origine aux bébés veaux une fois que nous sommes adultes ? La logique de tout ceci m’échappe.

Revenons aux vaches laitières. Une fois que les éleveurs les ont pressées jusqu’à plus soif, les pauvres finiront leur vie à l’abattoir au bout d’environ 5 ans. Rappelons qu’un bovin a une espérance de vie d’environ 20 ans. Certaines sont conduites à l’abattoir alors qu’elles sont en gestation et sont abattues avec leurs veaux à l’intérieur d’elles, comme on a pu le voir récemment avec la vidéo de l’association L214 (je vous mets le lien, mais je vous préviens que ces images sont choquantes et peuvent heurter votre sensibilité.) Ainsi, les vaches laitières font double emploi, elles servent à la fois de laiterie et de boucherie. Rendement, rendement.

En tant que végane, je refuse donc de consommer du lait qui, loin de l’image d’épinal qu’on veut lui attribuer, est synonyme de beaucoup de souffrance, d’angoisse, de maltraitance et de mort.

Voilà mes lapins. Ecrire ce genre d’article m’est difficile, parce que ça remue beaucoup de choses contre lesquelles je me bat au quotidien. Mais il est indispensable que mon blog contienne ces informations, qui sont la base du véganisme, qui vous montrent pourquoi je fais tout ça, pourquoi et pour qui je me bats, et qui j’espère ne vous laisseront pas insensibles. C’est à nous, au quotidien, de changer nos petites habitudes alimentaires pour que cesse cette exploitation du vivant que nous cautionnons directement en consommant les produits issus de la douleur et de la mort.

Sur une note plus joyeuse, je vous écrirai un article très bientôt pour vous détailler précisément par quoi remplacer tous ces produits dont nous n’avons pas besoin afin de respecter toutes ces vies qui ne sont pas à nous et que nous n’avons pas le droit d’exploiter.

N’oubliez pas, ce sont les petites choses que vous faîtes tous les jours qui changeront le monde de demain. ❤

With Love ❤

200-24

 

Sources : L214 // CIWF // Larusca // Wikipédia // Miel2lor 

2 réflexions sur “Pourquoi les véganes ne mangent pas d’oeufs / de lait / de miel

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